Reprenons les rails, pardon la route. Les signes d'une présence ferroviaire sont plus que réduits. Ici un support en béton.
Quel type de pancarte y était-il fixé. "GARE" "S" mystère...
Puis quelques centaines de mètres plus loin, une découverte qui m'interpelle. En effet sur le talus assez élevé longeant la plate-forme, des escaliers en pierre
qui ne sont pas d'aujourd'hui. J'en compte une dizaine. Ils mènent aux champs et aux prés situés au-dessus. Mais pourquoi seulement ici? A qui étaient-ils destinés?
Il n'y avait pas de gare en contrebas, et je n'ai pas relevé non plus de trace d'une halte quelconque. Encore un mystère :
Changement de décor avec ces arbres. Il faut dire que les habitations sont de plus en proches et nombreuses.
Encore un poteau béton, témoin silencieux de l'évolution de son environnement. La nature peu à peu récupère le terrain...
Nous approchons de Lons le Saunier. L'ex ligne franchit l'ex Nale 83, rebaptisée départale 1083, c'est quand même l'axe reliant Strasbourg à Lyon...
Le parapet du pont n'est pas d'époque, tout fout le camp...
Le bout de la voie verte pour les promeneurs. A droiteet au-dessus, on distingue la ligne Besançon - Lyon :
Passons la barrière, au delà, la plate forme se poursuit sur une dizaine de mètres, jusqu'à la jonction avec la grande ligne de Besançon,
peu avant la gare de Lons le Saunier.
Comme pour nous remonter le moral, la nature a tapissé de petites fleurs les talus des alentours, en ce début du printemps.
Et enfin pour vous remercier de m'avoir suivi dans ma promenade, voici un bonus, le train Strasbourg - Lyon avec la 26168 qui est passé alors que j'arrivais au bout du chemin. Une forme de réconfort .
J'ai employé le mot réconfort, car pour moi, cette promenade n'a pas été aussi plaisante qu'il n'y paraît.
Si les joggers ou les cyclotouristes y trouvent leur bonheur seuls ou en famille, pour l'amoureux des chemins de fer que je suis,
j'ai le sentiment que l'on m'a volé mon plaisir.
Difficile de croire qu'un train a pu circuler ici. Tout est net, aseptisé. Il n'y a plus d'âme. Les soi-disant écolos applaudissent des deux mains :
il n' y a pas de voitures, de motos, donc pas de gaz nocifs. Les citadins ont l'impression d'être à la campagne.
Pour ma part, je suis plus heureux sur une plate forme à peine désherbée, où le bitume ne répand pas son ruban noir et où d'ici de là
subsistent un bout de rail, quelques traverses, un vieux parapet rouillé, une pancarte de signalisation décrépie..
Bref je ne dois pas être très "normal"...
A+lbert