Poursuite de ce reportage.
Le pot d'aluminothermie a fait son oeuvre. Il ne reste à présent qu'un excédent de soudure tout autour du rail, à l'endroit de la coupure.
La chaleur y est encore intense :
Grâce à un appareil spécial, on va découper le surplus autour du rail :
Puis l'éliminer, d'abord à la disqueuse :
Puis à la pioche ou à la barre à mine :
Un petit polissage ne fait pas de mal, pour supprimer les dernières aspérités :
Difficile de croire qu'auparavant il y avait ici un rail par un moment coupé en deux...:
Mais n'oublions pas que nous ne sommes pas seuls. L'autre voie n'est pas neutralisée. En fait pendant les travaux, seul passera en plus un TGV.
Cette photo est à mon sens ratée. Mais le flou donne l'idée de la vitesse au passage au droit des ouvriers . Alors...
Il reste une dernière étape. Il faut sur une centaine de mètres de par et d'autre du nouveau coupon, dévisser les tire-fond.
Ensuite on va libérer les contraintes du rail provoquées par la chaleur:
La libération des contraintes. Avec un gros marteau en caoutchouc, on frappe sur le rail, pour envoyer une onde de choc.
Celle-ci se propage dans la longueur du rail, rendant à celui sa "souplesse" quelque peu malmenée par la chaleur de la soudure.
Après quoi, on revissera les tire-fond, on rangera les outils, on rendra compte au PC de la libération de la voie...
Plus tard, l'Infra se chargera de récupérter ce coupon solitaire.
Qui pourrait imaginer en voyant cette plate-forme, que des travaux importants viennent de s'y dérouler...
2h30 se sont écoulées entre le début et la fin. Du beau et du bon travail . Bravo à vous.
A+lbert